Shortage de neurotransmetteurs
Ça fait deux ans que je souffre plus que jamais de symptômes dépressifs. J'ai eu des moments de répit, heureusement, mais la bête revient à la charge au premier obstacle. Merci pandémie et shipping des infirmières de manière un peu random, beau cocktail avec mon anxiété de performance.
En janvier-février dernier, après 1 mois d'abstinence de marijuana et un an sur les anti-dépresseurs, j'ai cru que j'avais dompté la bête. Je me sentais si forte, si résiliente, si pleine de vie. Je n'avais pas peur de grand chose, ouverte à tous les défis. J'étais insomniaque, ce qui m'agaçait, mais étonnement, ça n'affectait pas mon enthousiasme. Sachant les méfaits de l'insomnie; diminution de ma dose d'anti-dépresseur, aweye dont, pour mieux dormir et de toute façon, ça va bien, je pourrais quasiment les sevrer! Mais ne prenons pas de chance.
Aujourd'hui, je le regrette. Brûler la chandelle par les deux bouts, c'est pas l'idéal... mais vivre! Déguster! Foncer! Quels bons sentiments. L'hypomanie était délicieuse.
Maintenant, tant de culpabilité à se sentir triste, sans énergie, sans volonté.
Tant de culpabilité à ne rien accomplir, à connaître quelques éléments qui favorisent le bien-être, i.e; prendre l'air extérieur, marcher, aller dans la nature, faire un activité que j'aime, du sport...Mais ne pas en avoir la volonté, l'énergie. Sans coeur.
La crainte. La crainte de drainer la patience de mon copain. De lui sucer son énergie vitale. Qu'il perde foi en moi. Qu'il me laisse pour l'espoir d'un avenir meilleur, avec quelqu'un de plus stable, moins triste. La petite flamme dans ses yeux est déjà disparue, elle. C'est compréhensible, mais ça fait mal quand même.
On rêvait d'une maison et d'un beau terrain boisé ou plein de verdure. Loin du béton, de l'asphalte, des chars, de la misère humaine, des poubelles, du bruit, des stimuli incessants. De la chaleur étouffante. Du pelletage de char.
Un bel endroit ou y faire pousser des fleurs, des légumes, des enfants, y bâtir des cabanes. Avoir des poules pondeuses, semer de la vie ici et là. S'émerveiller de la nature. Un endroit agréable où s'asseoir dehors, quand c'est gris en dedans. Pas comme ici, sur l'Avenue De Lorimier où c'est le festival du klaxon et des exhaust de chars. Mais mon humeur de marde est venue ternir le projet. Effrayer le deuxième acheteur. Faire reculer mon partenaire. Il n'est plus prêt, après 4 mois intensifs de recherche et de refus. Les doutes ont envahis son être. Je ne peux pas le blâmer...
Ce projet de maison, qui représentait pour moi un tremplin vers une plus grande liberté, vers la paix intérieure, vers la concrétisation d'autres projets pour s'épanouir - la maternité, l'agriculture, adopter un chien...Pouff. Envolé.
Combien je m'en veux.
Maintenant, qu'est-ce qu'il y a devant?
Pas grand chose. Du béton. Des déchets partout partout. Du bruit. De l'exaspération. Du stress.
Ma prison d'appartement. Et mon humeur de marde.
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